« Et si c’était demain, ici ? » — Oléron face à la menace des feux de forêt
Alors que plus de 100 pompiers ont été mobilisés pour maîtriser un incendie de 12 hectares dans la forêt de La Coubre, à La Tremblade, la question s’impose avec acuité sur l’île d’Oléron. Quels moyens seraient disponibles en cas de sinistre similaire ? Entre massifs de pins, afflux touristique et ressources limitées, l’équilibre paraît fragile. Enquête.
Mercredi 18 juin 2025, 16h. À quelques kilomètres seulement des rives oléronaises, un pan de la forêt de La Coubre s’embrase. En six heures, douze hectares sont partis en fumée. Sur le terrain, une centaine de pompiers, un avion bombardier d’eau DASH venu de Nîmes, un hélicoptère PUMA depuis Jonzac, et une lutte acharnée pour éviter que le feu ne traverse la D25 et ne gagne Ronce-les-Bains. Grâce à ces moyens, la catastrophe est évitée.
Mais sur l’île d’Oléron, un autre feu couve : celui de l’inquiétude. Car si l’incendie avait eu lieu dans la forêt domaniale de Saint-Trojan, quelles forces auraient été mobilisées ? Et surtout, dans quels délais ?
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Les Nuits arméniennes sur l’île d’Oléron : une semaine de culture pour éclairer un siècle de fractures caucasiennes
Du 24 au 29 novembre, l’île d’Oléron accueille Les Nuits arméniennes, un festival intercommunal qui traverse les salles, les places et les cuisines de l’île. Mais derrière les instruments, les voix et la chaleur des buffets, une histoire plus profonde affleure : celle du premier génocide du XXᵉ siècle, celui de 1915, toujours nié par la Turquie ; celle du Haut-Karabakh, vidé de ses habitants arméniens en 2023 ; celle d’un peuple qui, depuis plus d’un siècle, se trouve aux avant-postes des fractures impériales du Proche-Orient et du Caucase.
À Oléron, ces nuits sont une invitation à comprendre – et à ne pas laisser les oubliés du monde disparaître une seconde fois.

Oléron : deux arrêtés préfectoraux en 24h — quand Moscou impose son tempo
Hier, L’Obs Ø révélait l’existence du premier arrêté préfectoral limitant l’interdiction de manifester à 10h–12h. Aujourd’hui, nous publions une information nouvelle : un second arrêté, signé seulement vingt-quatre heures plus tard, élargit brusquement ce même dispositif jusqu’à 17h. Une incohérence administrative qui en dit long sur la stratégie russe — et sur la position inconfortable dans laquelle la préfecture s’est retrouvée.

Manifestation pro-Ukraine tenue à distance : quand une initiative locale ouvre un boulevard à Moscou
La préfecture assure que la manifestation pro-Ukraine n’a pas été interdite : elle a simplement été déplacée hors d’un périmètre restreint autour du cimetière. Le maire confirme avoir autorisé la mobilisation et refusé de fermer le site. Pourtant, ce 24 novembre, un simple déplacement diplomatique, né d’une initiative individuelle, a suffi à mettre en tension l’État, les élus et une partie de la population. Une scène locale qui, par contraste, pourrait parfaitement servir la narration russe.
