VIDÉO – Trente ans d’allers-retours : quand l’écho du péage d’hier résonne avec l’écotaxe d’aujourd’hui

Trente ans d’allers-retours : quand l’écho du péage d’hier résonne avec l’écotaxe d’aujourd’hui

Pont de l’île d’Oléron, été 1995. Un micro tendu à la barrière de péage qui n’existe plus. Depuis sa suppression en 1991, les maires oléronais alertent déjà : la gratuité attire un tourisme pressé, dévoreur d’espace et avare d’ancrage. Trente ans plus tard, les termes du débat n’ont pas changé. Ils se sont aggravés.

Août 1995. Un reportage de France 2 capte une île qui vacille sous le poids de ses propres attraits. 25 000 véhicules par jour, contre 15 000 avant la gratuité du pont. « On vient pour pique-niquer, et on repart sans rien laisser », déplorent déjà les commerçants. « C’est à l’État de payer », tonne un touriste. Les élus, eux, réclament une régulation, un droit de passage, un filtre.

Juin 2025. Le Département de Charente-Maritime saisit la Commission nationale du débat public (CNDP). Objectif : cadrer une concertation autour d’un possible retour du péage sous forme d’écotaxe. L’argument écologique a remplacé la seule congestion. Le vocabulaire s’est technicisé. Mais le fond est le même : à quel prix entrer sur l’île ?

Les Nuits arméniennes sur l’île d’Oléron : une semaine de culture pour éclairer un siècle de fractures caucasiennes

Du 24 au 29 novembre, l’île d’Oléron accueille Les Nuits arméniennes, un festival intercommunal qui traverse les salles, les places et les cuisines de l’île. Mais derrière les instruments, les voix et la chaleur des buffets, une histoire plus profonde affleure : celle du premier génocide du XXᵉ siècle, celui de 1915, toujours nié par la Turquie ; celle du Haut-Karabakh, vidé de ses habitants arméniens en 2023 ; celle d’un peuple qui, depuis plus d’un siècle, se trouve aux avant-postes des fractures impériales du Proche-Orient et du Caucase.
À Oléron, ces nuits sont une invitation à comprendre – et à ne pas laisser les oubliés du monde disparaître une seconde fois.

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Oléron : deux arrêtés préfectoraux en 24h — quand Moscou impose son tempo

Hier, L’Obs Ø révélait l’existence du premier arrêté préfectoral limitant l’interdiction de manifester à 10h–12h. Aujourd’hui, nous publions une information nouvelle : un second arrêté, signé seulement vingt-quatre heures plus tard, élargit brusquement ce même dispositif jusqu’à 17h. Une incohérence administrative qui en dit long sur la stratégie russe — et sur la position inconfortable dans laquelle la préfecture s’est retrouvée.

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Manifestation pro-Ukraine tenue à distance : quand une initiative locale ouvre un boulevard à Moscou

La préfecture assure que la manifestation pro-Ukraine n’a pas été interdite : elle a simplement été déplacée hors d’un périmètre restreint autour du cimetière. Le maire confirme avoir autorisé la mobilisation et refusé de fermer le site. Pourtant, ce 24 novembre, un simple déplacement diplomatique, né d’une initiative individuelle, a suffi à mettre en tension l’État, les élus et une partie de la population. Une scène locale qui, par contraste, pourrait parfaitement servir la narration russe.

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Pour Sylvie Marcilly, présidente du Département, il s’agit d’ouvrir la discussion sans exclusion. Pour Michel Parent, président de la CdC de l’île, l’écotaxe n’est pas une option punitive, mais une voie vers un tourisme durable. Pourtant, trente ans plus tôt, les maires disaient déjà la même chose.

Entre 1995 et 2025, l’île a changé. Mais le pont reste, sans filtre. Et la question qu’on posait au journal télévisé en plein mois d’août réapparaît aujourd’hui, amplifiée par l’urgence climatique : peut-on encore tout laisser passer ?

Un membre de la famille de Hondecoeter [avers] - 1543 - Anvers XVIe siècle

Sources :
– France 2, Journal de 20h du 11 août 1995
– CNDP, Département de Charente-Maritime, mai 2025
– L’Obs Ø, dossiers écotaxe et concertation insulaire

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