Oléron-Ré-Noirmoutier : vers une alliance insulaire… sans les habitants ?
Alors que les élus des îles atlantiques tissent une stratégie commune autour de l’écotaxe, du logement et de la transition, une question demeure sansa réponse : les Oléronais seront-ils consultés avant les municipales de 2026 ? Et surtout, cette insularité choisie est-elle compatible avec les défis budgétaires et démocratiques à venir ?
La scène se passe à Noirmoutier, mi-juin 2025. Les présidents des communautés de communes des îles de Ré, d’Oléron et de Noirmoutier y tiennent leur troisième groupe de travail inter-îles. Écotaxe, logement, érosion côtière, mobilité, plan alimentaire… tout est sur la table. Et l’entente semble cordiale, presque enthousiaste. « Ce qu’obtient l’un, l’autre le demande », résume sobrement Lionel Quillet, président de la CdC de l’île de Ré.
Sur le fond, l’objectif est clair : sortir du tête-à-tête avec les institutions continentales pour bâtir un axe insulaire autonome, capable de peser dans les négociations nationales. Le président de la CdC d’Oléron, Michel Parent, y prend toute sa place. Mais sur la forme, le silence est assourdissant : les Oléronais, eux, ne sont jamais conviés à cette refondation géopolitique.
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Les Nuits arméniennes sur l’île d’Oléron : une semaine de culture pour éclairer un siècle de fractures caucasiennes
Du 24 au 29 novembre, l’île d’Oléron accueille Les Nuits arméniennes, un festival intercommunal qui traverse les salles, les places et les cuisines de l’île. Mais derrière les instruments, les voix et la chaleur des buffets, une histoire plus profonde affleure : celle du premier génocide du XXᵉ siècle, celui de 1915, toujours nié par la Turquie ; celle du Haut-Karabakh, vidé de ses habitants arméniens en 2023 ; celle d’un peuple qui, depuis plus d’un siècle, se trouve aux avant-postes des fractures impériales du Proche-Orient et du Caucase.
À Oléron, ces nuits sont une invitation à comprendre – et à ne pas laisser les oubliés du monde disparaître une seconde fois.

Oléron : deux arrêtés préfectoraux en 24h — quand Moscou impose son tempo
Hier, L’Obs Ø révélait l’existence du premier arrêté préfectoral limitant l’interdiction de manifester à 10h–12h. Aujourd’hui, nous publions une information nouvelle : un second arrêté, signé seulement vingt-quatre heures plus tard, élargit brusquement ce même dispositif jusqu’à 17h. Une incohérence administrative qui en dit long sur la stratégie russe — et sur la position inconfortable dans laquelle la préfecture s’est retrouvée.

Manifestation pro-Ukraine tenue à distance : quand une initiative locale ouvre un boulevard à Moscou
La préfecture assure que la manifestation pro-Ukraine n’a pas été interdite : elle a simplement été déplacée hors d’un périmètre restreint autour du cimetière. Le maire confirme avoir autorisé la mobilisation et refusé de fermer le site. Pourtant, ce 24 novembre, un simple déplacement diplomatique, né d’une initiative individuelle, a suffi à mettre en tension l’État, les élus et une partie de la population. Une scène locale qui, par contraste, pourrait parfaitement servir la narration russe.
