L’Obs Ø s’associe à l’appel mondial pour défendre le journalisme à Gaza
En ce 1ᵉʳ septembre 2025, plus de 150 médias de cinquante pays, à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF) et du Committee to Protect Journalists (CPJ), exigent qu’Israël ouvre la bande de Gaza aux journalistes étrangers. L’Observateur Oléronais s’associe à cet appel, convaincu qu’aucune démocratie, nulle part, ne survit sans la vérité rapportée par des témoins libres.
Un devoir de solidarité
L’Observateur Oléronais n’est pas un grand média international. Nous ne disposons pas de correspondants de guerre, ni de moyens financiers comparables à ceux des rédactions qui, aujourd’hui, s’élèvent d’une seule voix. Mais en tant que journal local, né d’un attachement profond à la liberté d’informer et au droit des citoyens d’accéder à une information indépendante, nous estimons qu’il est de notre responsabilité de prendre part à cet appel mondial.
Un constat tragique
Depuis octobre 2023, la bande de Gaza est bouclée aux journalistes étrangers. Seuls les reporters palestiniens y travaillent, au prix de leur vie. Plus de 210 d’entre eux ont été tués depuis le début de la guerre. Chiffre glaçant : au rythme actuel, bientôt, il ne restera plus personne pour raconter ce qui s’y passe.
Pourquoi l’Obs Ø est concerné
Nous, journalistes oléronais, savons combien l’information locale est fragile lorsqu’elle dépend de trop peu de voix. Ici, en Charente-Maritime comme ailleurs, la démocratie repose sur la possibilité de savoir, de comprendre, de témoigner. Là-bas, à Gaza, ce droit universel à l’information s’éteint sous les bombes. Ce qui s’y joue n’est pas lointain : c’est une attaque frontale contre le principe même qui fonde notre métier.

Les Nuits arméniennes sur l’île d’Oléron : une semaine de culture pour éclairer un siècle de fractures caucasiennes
Du 24 au 29 novembre, l’île d’Oléron accueille Les Nuits arméniennes, un festival intercommunal qui traverse les salles, les places et les cuisines de l’île. Mais derrière les instruments, les voix et la chaleur des buffets, une histoire plus profonde affleure : celle du premier génocide du XXᵉ siècle, celui de 1915, toujours nié par la Turquie ; celle du Haut-Karabakh, vidé de ses habitants arméniens en 2023 ; celle d’un peuple qui, depuis plus d’un siècle, se trouve aux avant-postes des fractures impériales du Proche-Orient et du Caucase.
À Oléron, ces nuits sont une invitation à comprendre – et à ne pas laisser les oubliés du monde disparaître une seconde fois.

Oléron : deux arrêtés préfectoraux en 24h — quand Moscou impose son tempo
Hier, L’Obs Ø révélait l’existence du premier arrêté préfectoral limitant l’interdiction de manifester à 10h–12h. Aujourd’hui, nous publions une information nouvelle : un second arrêté, signé seulement vingt-quatre heures plus tard, élargit brusquement ce même dispositif jusqu’à 17h. Une incohérence administrative qui en dit long sur la stratégie russe — et sur la position inconfortable dans laquelle la préfecture s’est retrouvée.

Manifestation pro-Ukraine tenue à distance : quand une initiative locale ouvre un boulevard à Moscou
La préfecture assure que la manifestation pro-Ukraine n’a pas été interdite : elle a simplement été déplacée hors d’un périmètre restreint autour du cimetière. Le maire confirme avoir autorisé la mobilisation et refusé de fermer le site. Pourtant, ce 24 novembre, un simple déplacement diplomatique, né d’une initiative individuelle, a suffi à mettre en tension l’État, les élus et une partie de la population. Une scène locale qui, par contraste, pourrait parfaitement servir la narration russe.
Un appel universel
Nous rejoignons donc RSF, le CPJ, Mediapart, Al Jazeera, The Independent, Le Soir, et plus d’une centaine de médias du monde entier, pour exiger :
que les journalistes étrangers puissent entrer à Gaza,
que les journalistes palestiniens soient protégés,
que les crimes visant la presse soient reconnus et jugés comme crimes de guerre.
Un engagement moral
À Oléron, notre rôle est d’éclairer la vie politique, sociale et culturelle d’une île. Mais nous n’oublions jamais que la liberté de la presse est une seule et même cause, partout. En nous associant à cet appel, nous rappelons à nos lecteurs que défendre le journalisme palestinien, c’est défendre la possibilité même de rester informés, ici comme ailleurs.
